A voir sur Netflix : les trois saisons de la série « Les Shtitsel »

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Ce confinement est lourd, on n’a pas grand chose à faire le soir. Faute de pouvoir assumer des dîners clandestins à 400€, on peut voir ou revoir la série « Les Shtitsel » sur Netflix.

Trois saisons des Shtisel sont arrivées d’un coup, d’un seul, sur Netflix, précédées d’une réputation flatteuse. Avant d’avoir eu le temps d’appréhender l’ensemble, le charme délicat de cette série israélienne située dans le milieu haredi (orthodoxe) de Jérusalem opère dès les premiers épisodes.

Les Shtisel forment l’un des clans innombrables de leur quartier. Dans l’appartement familial qui fut jadis surpeuplé ne vivent plus que Shulem, le patriarche (Dov Glickman), et le benjamin, Akiva (Michael Aloni). La série commence au moment où se termine la période de deuil qui a suivi la mort de la mère. Pendant que le vieillard hésite à s’offrir une nouvelle jeunesse auprès d’une veuve, son fils vacille, en amour comme en affaires.


A quelques rues de là, Giti, la fille aînée, se démène seule avec ses cinq enfants (l’aînée, tout juste adolescente au moment de cette première saison, est interprétée par Shira Haas, qui a confirmé l’étendue de son talent dans Unorthodox) après la disparition de son époux. Les incidents qui bouleversent ces existences vont du dérisoire au banal. C’est qu’il ne s’agit pas ici de mettre en scène la violence des contradictions entre une existence régie par la religion et le monde tel qu’il va, comme c’était le cas dans Unorthodox ou dans le Kadosh d’Amos Gitai, mais de faire valoir l’humanité ordinaire d’hommes et de femmes qui vivent selon des lois extraordinaires.

Thomas Sotinel

Source lemonde

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