L’aboutissement de la Maison Rachi de Troyes signé par le vitrail

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Dix années au moins – onze ans, si l’on considère la réfection des façades sur rue, en 2009 – ont été nécessaires à l’élaboration de la Maison Rachi de Troyes.

Ce lieu, qui est à la fois la synagogue de Troyes et le centre d’interprétation de la vie et de l’œuvre de Rachi de Troyes, est «achevé», considèrent René Pitoun et Philippe Bokobza, initiateurs du projet. « Maintenant, il va falloir faire vivre le lieu », résume René Pitoun, le président de l’Association du Centre culturel Rachi

En l’absence de guide, la visite est possible grâce à des enregistrements diffusés à chacune des étapes du parcours qui débute par la salle de culte de la synagogue. Une version anglaise est désormais disponible et ouvre pleinement la visite aux visiteurs étrangers.

Dans un registre complètement différent, le vitrail vient parachever la métamorphose des lieux. Trois vitraux accompagnent les lutrins numériques qui diffusent les films, mais le plus spectaculaire est le quatrième, qui présente des dimensions et une situation hors-norme.   Avec son mètre vingt de largeur et ses neuf mètres de hauteur, il vient donner de la lumière et de la couleur à l’ascenseur, lui-même vitré qui dessert la salle Bible au premier étage et la salle Talmud, au second.

«Jeté de fleurs»

Créatrice de l’œuvre, Flavie Vincent-Petit s’est inspirée de la ménorah – le chandelier rituel à sept branches – rehaussé de fleurs d’automne, indiquent René Pitoun et Philippe Bokobza. Sa transparence permet aux visiteurs de contempler le jardin du Pardès, depuis la cabine lors de l’ascension. Pour les vitraux qui soulignent les lutrins-écrans de la salle Talmud, la créatrice s’est inspirée de fêtes juives.

L’une illustre la fête de Souccot, la seconde la fête de Rosh Hashanah, la dernière la fête de Tou Bichevat, celle des «sept fruits d’Israël»: le blé, l’orge, le raisin, la figue, la grenade, l’huile d’olive et la date. Pour Souccot, par exemple, elle figure les fruits et les végétaux qui se rapportent à la fête «des cabanes». Le cédrat et le myrte, le palmier et le saule… Une création nourrie de références bibliques, inspirante, génératrice d’une atmosphère propice à la visite comme à la méditation.

Car le lieu doit vivre maintenant en accueillant des visiteurs, des conférenciers comme le Grand Rabbin Gilles Bernheim, au début de l’été, et par des manifestations novatrices telles «Les filles de Rachi», dont la première édition avait réuni à Troyes les femmes les plus savantes – rabbins et universitaires – du monde juif.

Source lest-eclair

1 Comment

  1. J’ai connu le quartier qui était en plein chantier, il y a de cela une bonne vingtaine d’années, il va falloir que j’y retourne pour voir le tout fini !

    C’est important d’avoir un lieu ou Rachi a vécu et travailler, en plus de faire son vin .

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