Quand Israël boycotte ses détracteurs et les renvoie « Habaïta »

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Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a publié en février une liste 112 entreprises opérant en Cisjordanie : Israël prive ses membres de visas.
Le Bureau des droits de l’homme des Nations unies avait décidé, mercredi 12 février 2020, de publier une liste de 112 entreprises travaillant dans les « colonies israéliennes ». Il répond ainsi à une demande spécifique du Conseil des droits de l’homme de l’Onu contenue dans une résolution adoptée le 24 mars 2016 (31/36). Michelle Bachelet, Haut-Commissaire de l’Onu aux droits de l’homme, avait dénoncé ces sociétés qui acceptent d’opérer dans les territoires palestiniens occupés alors que cette occupation est considérée comme illégale par l’Onu. « J’ai conscience que ce sujet a été, et continuera d’être, matière à controverse« , souligne l’ancienne présidente chilienne. Elle précise toutefois que ce texte « n’entend pas constituer un processus judiciaire ou quasi-judiciaire. »

94 entreprises sont Israéliennes

Cette « liste de la honte » – Israël Katz, ministre israélien des Affaires étrangères, parle de « reddition honteuse » aux pays et aux organisations qui veulent nuire à Israël – comporte majoritairement des banques et des entreprises de construction israéliennes. Mais aussi de grands groupes internationaux comme Airbnb, Booking.com, Expedia, TripAdvisor, Motorola, General Mills, et les Françaises Egis Rail, Egis SA et Alstom. Quatre-vingt-quatorze de ces entreprises sont domiciliées en Israël, et dix-huit dans six autres Etats.

La réponse d’Israël

Israël a refusé de renouveler les visas de la plupart des travailleurs internationaux du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) dans les mois qui ont suivi la publication de cette liste noire.

Neuf des douze membres du personnel étranger ont quitté Israël depuis le mois d’août, parce que leurs visas n’ont pas été renouvelés. Trois autres travailleurs qui devaient commencer à travailler en Israël n’ont pas été autorisés à entrer, et trois autres restent dans le pays jusqu’à l’expiration de leur visa dans les prochains mois. Certains visas du personnel du HCDH ont été renouvelés pour de courtes périodes en mars et juin, mais depuis juin, toutes les demandes de renouvellement ont été rejetées.

Avec econostrum

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