Quand des « blaireaux » de la DGSE veulent assassiner une « hypnotyseuse du Mossad »

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Le « Canard enchaîné » de cette semaine narre comment quatre barbouzes de la DGSE ont tenté d’assassiner une cheffe d’entreprise de 54 ans spécialisée dans le coaching, dans l’amateurisme le plus total.

Les pieds nickelés travaillent à la DGSE. C’est en substance ce que révèle le Canard enchaîné du jour, qui titre, « Le blaireau des légendes« , référence malicieuse à la série de Canal+, Le bureau des légendes.

L’histoire invraisemblable des « blaireaux »

L’histoire de ces quatre espions d’opérette prêts à commettre un meurtre est rocambolesque. Le 24 juillet, un habitant de Créteil signale à la police deux hommes suspects à bord d’une Clio. Sur place, les forces de l’ordre découvrent dans le coffre des couteaux de l’armée, un pistolet et neuf cartouches.

Ils sont interpellés, l’un des deux hommes porte un bermuda et une chemise. Ils affirment être de la DGSE et affirment avoir reçu l’ordre de liquider une « hypnotiseuse du Mossad », les services secrets israéliens.

En réalité, tout commence en juin 2020, quand un détective privé appelle « Dagomard », le nom de code de l’un des suspects. Il lui propose alors d’assassiner une une cheffe d’entreprise de 54 ans spécialisée dans le coaching. L’agent de la DGSE, qui souhaite alors quitter les services secrets français, accepte et entraîne avec lui trois camarades.

L’amateurisme de la bande laisse pantois : fausses plaques seulement scotchées sur les vraies ou encore répartition des rôles inscrite sur un papier retrouvé par la police…

Qui était visée

Marie-Hélène Dini, visée par la tentative de meurtre de plusieurs militaires chargés d’une mission de gardiennage auprès du renseignement extérieur (DGSE), est une coach d’entreprise, qui n’a «absolument pas» la moindre idée de qui pourrait lui en vouloir.
«J’apprends le 3 août par la presse qu’il y avait des militaires de la DGSE (qui voulait me tuer). Une panique s’empare de moi, j’ai l’impression qu’il y a des agents partout, je me dis qu’il y a d’énormes moyens (contre moi)», a témoigné auprès de la radio cette coach d’entreprise de 54 ans. La quinquagénaire, qui sort sous une protection qu’elle finance elle-même, se cantonne au strict nécessaire. «J’ai très peur, je vérifie sous ma voiture, j’ai installé un système d’alarme, je dors avec un S.O.S à côté de mon lit… Je suis simplement confinée», explique-t-elle.

À ce jour, la coach d’entreprise n’a «absolument pas» la moindre idée de qui pourrait lui en vouloir. «Comme tout chef d’entreprise, j’ai des litiges, des conflits, mais à aucun moment le ton n’est monté ou j’ai eu des menaces ou des procès. Ça ne dépasse pas ce stade-là», a-t-elle dit, avant d’affirmer qu’elle n’a «évidemment pas de lien» avec les services secrets russes ou du Mossad. «Je m’interroge jour et nuit. Qui a intérêt à ce que je disparaisse ? À qui profite le crime ? À chaque arrestation ça ravive mes peurs.»

L’enquête est actuellement confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la préfecture de police de Paris.

Sources rtl et lefigaro

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