A Seyre, pas de fête mais hommage aux morts et aux enfants juifs

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Ce dimanche, Seyre n’a pas fait sa traditionnelle fête locale mais a voulu marquer cette date par un hommage à ses soldats morts durant les guerres mondiales et aux enfants juifs hébergés dans la commune en 1940 et 1941.

Après l’office célébré par l’abbé Régis Lhuillier, les Seyrois se sont réunis devant le monument aux morts en présence de Georges Méric, président du conseil départemental, Emilienne Poumirol, conseillère départementale, Michel Touja, maire, et son conseil municipal, d’élus voisins et les anciens combattants du comité FNACA de Nailloux et du Comité du Souvenir Français.

Après le dépôt de gerbes, tous les participants se sont rendus devant la salle de fêtes pour le dévoilement d’une plaque commémorative en hommage aux enfants juifs accueillis entre 1940 et 1941 dans le village. Georges Méric et Michel Touja ont dévoilé cette plaque devant Yves Bounan, président de la communauté juive de Haute-Garonne, les représentants des Justes dans les Nations, du Mémorial de la Shoah, du CRIF, de la Maison du Judaïsme. C’est Elerika Leroy, historienne et chargée de mission pour les Hauts Lieux de la Résistance au conseil départemental, qui a rappelé le contexte de cet épisode historique marquant pour le village.

En mai 1940, 92 enfants juifs, âgés de 4 à 17 ans, pris en charge par des foyers pour enfants réfugiés de Bruxelles, ont été transférés à Seyre pour fuir le régime nazi. De parents allemands, autrichiens et polonais persécutés et traqués par le régime nazi, ils sont arrivés en gare de Villefranche de Lauragais le 20 mai 1940, puis transportés dans une ferme de la famille de Capele d’Hautpoul à Seyre.

Les enfants et leurs responsables belges y ont séjourné pendant une année dans des conditions de vie très précaires, avec le soutien des habitants, subissant des difficultés importantes dans le ravitaillement alimentaire et matériel. En mai 1941, ils seront transférés dans un nouveau refuge en Ariège et tenteront d’échapper au sort qui leur est réservé par le régime de Vichy.

Cette plaque, financée par le conseil départemental est une des nouvelles étapes du circuit mémoriel « Haute-Garonne résistante » programmées dans le département.

Source ladepeche

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