Affaire Duhamel : Alain Finkielkraut, éjecté de l’antenne de LCI

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Le philosophe dénonce une «éviction injuste» de la chaîne d’information à la suite de ses propos sur les accusations d’inceste visant Olivier Duhamel.

Tolérance zéro chez LCI. La chaîne d’information en continu du groupe TF 1 a décidé de se séparer d’ Alain Finkielkraut à la suite de ses propos sur l’affaire Olivier Duhamel. Une information révélée par Télérama que les deux parties nous ont confirmée. Le célèbre philosophe intervenait depuis septembre tous les lundis dans « 24h Pujadas », l’émission de David Pujadas. En cause : son intervention sur le politologue Olivier Duhamel, accusé d’inceste sur son beau-fils, le frère jumeau de Camille Kouchner, dans le livre de cette dernière « La Familia grande », déjà un gros succès en librairie.

Lundi 11 janvier, pendant le débat, Alain Finkielkraut a dénoncé dans un premier temps un « crime abominable » et « inexcusable ». Puis le philosophe s’est interrogé sur la question du consentement. « Ce que fait la justice aussi, c’est qu’elle recherche le cas dans sa singularité. Et là, nous n’avons pas les éléments. Et quand on essaye de le faire, c’est-à-dire que l’on dit : Y a-t-il eu consentement ? A quel âge ça a commencé ? Y a-t-il eu ou non une forme de réciprocité ? on vous tombe immédiatement dessus », s’est désolé Alain Finkielkraut.

C’est notamment en réponse à une réaction de David Pujadas, qui lui rappelait que la victime présumée était au moment des faits « un enfant de 14 ans », qu’Alain Finkielkraut a choqué. Pour le philosophe, « c’est un adolescent, ce n’est pas la même chose ». « A chaque fois que vous voulez faire une distinction, ça apparaît comme une absolution. A chaque fois que vous recherchez la spécificité, on vous accuse à peu près de complicité de crime », a conclu l’invité.

«Parlez-vous vraiment de consentement ?»

Des propos immédiatement repris sur les réseaux sociaux et qui ont suscité de vives réactions, y compris au sein du gouvernement, par la voix d’Adrien Taquet. « Dans quel monde vivez-vous Alain Finkielkraut ? Parlez-vous vraiment de consentement entre un adolescent et un membre de sa famille ? Vous entretenez l’omerta et le sentiment de culpabilité de l’enfant en suggérant qu’une forme de réciprocité est possible », s’est insurgé ce mardi matin le secrétaire d’Etat chargé de l’enfance et des familles.

Contacté mardi à 17h33, Alain Finkielkraut attendait encore d’être fixé sur son sort. « En début d’après-midi, j’ai appris que j’étais viré. Mais là, je ne sais plus. Peut-être qu’ils vont me trouver autre chose », espérait-il. Dix minutes plus tard, Fabien Namias, directeur général délégué de la chaîne, confirme la sentence, lors d’une discussion téléphonique que le philosophe qualifie de « houleuse ». Le ton est également vindicatif quand il nous rappelle, dans la foulée.

«Un monde de délire collectif»

« Fabien Namias a justifié cette sanction en disant que L’inceste, c’était l’inceste et que le consentement n’existait pas. Ce n’est pas vrai. Le juge poserait les mêmes questions. Ce n’est pas la même peine si… » S’ensuivent des propos très vulgaires. Puis il reprend, s’excusant d’être véhément, tout en continuant à l’être : « Bien sûr que l’inceste est un crime, mais il faut le spécifier. On n’a pas le droit de poser des questions ? On condamne avant le procès. »

Puis Alain Finkielkraut dénonce la façon dont il a été écarté de la chaîne d’informations du groupe TF 1. « C’est une éviction injuste, une éviction d’une incroyable goujaterie, s’emporte-t-il. LCI me bâillonne. Je suis sous le choc. On ne vire pas les gens pour ça. Comme si j’avais commis un délit irrémédiable. Mais qu’on écoute mes propos dans leur intégralité ! Et si on les trouve toujours ambigus, qu’on me demande de m’expliquer à l’antenne. ». « A aucun moment, je n’ai été complaisant avec Olivier Duhamel. Aucun ! assure encore le philosophe. J’essayais juste d’avoir une pensée subtile. Et je ne changerais rien aujourd’hui. Nous vivons dans un monde de délire collectif et j’en suis la victime. »

5 Comments

  1. cet abject petit provocateur, qui en plus et en toute impudence s’offre jusqu’au luxe de se poser… en victime, n’a eu ici qu’une partie de ce qu’il méritait. C’est même beaucoup plus tôt qu’il aurait fallu qu’il dégage de tous les médias (j’avais d’ailleurs moi-même alors écrit à France-Culture en ce sens) lorsqu’en toute insanité il avait défini ses compatriotes ultra-marins comme des « assistés », sic. Et que, avec la lâcheté qui le caractérise il avait ensuite prétendu que ses propos avaient été… mal-traduits-dans-Haaretz, ben voyons

  2. Héritage de 68 !!!! un jour ou l’autre il faut payer et là il n’y a pas de crédit , au même titre qu’il accuse cash , on lui fait payer cash et ce n’est que justice ! Sauf que là ce n’est pas la justice rouge qui rend le verdict mais des gens qui sont où ils sont car ils sont partis des mêmes bancs des facultés de 68 !!!

  3. seriez-vous en train d’insinuer qu’il y a besoin de se revendiquer de… 68, pour éprouver le dégoût devant tout ce qu’incarne le triste sbire ? Qui plus est votre expression « payer cash » paraît quelque peu audacieuse, s’agissant d’un personnage auquel la France moisie continuera de dérouler le tapis… rouge pour écouler son gloubi-boulga réactionnaire

    • Hormis le triste sire mentionné qui me dégoute par son attitude prédatrice , je n’éprouve pas une meilleure opinion pour le père de cet enfant qui savait tout mais sans réaction , ainsi que son épouse Ch. Okrent . De même Je ne suis pas fier de l’aura que l;on tresse à un autre triste sire dénommé Jack Lang dont on sait les ravages causés et que tous les journalistes connaissent mais ne pipent mot ET tant d’autres qui du simple fait qu’ils sont connus des médias en profitent pour débrider leurs bas instincts !!!!!!

      • (totalement d’accord avec vous, mais je précise que l’expression triste sbire ici utilisée par moi visait… Finkielkraut !)
        Il est certain qu’en France, ceux qui sont connus des médias s’en permettent beaucoup mais la réalité est peut-être encore pire que vous ne l’indiquez : même lorsqu’un scandale éclate, et passé le temps de l’indignation publique (assez inévitable lorsqu’il y a eu inceste, ou pédophilie etc.) les intéressés peuvent… continuer de s’en permettre beaucoup !
        C’est que la France est, fondamentalement : le pays de l’impunité.

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