Des meubles de Marceline Loridan-Ivens vendus au profit du mémorial de la Shoah

Abonnez-vous à la newsletter

L’hôtel des ventes de la vallée de Montmorency organise une vente de meubles appartenant à Marceline Loridan-Ivens, dont les bénéfices seront reversés au mémorial de la Shoah.

Ces objets ont été les témoins de discussions chargées de souvenirs et d’histoire. L’hôtel des ventes de la vallée de Montmorency, à Deuil-la-Barre, organise ce mardi à 11 heures et 14h15 une vente aux enchères comprenant notamment des meubles ayant appartenu à Marceline Loridan-Ivens et Joris Ivens. Ils se trouvaient dans l’appartement parisien du couple d’intellectuels, situé à Saint-Germain-des-Prés.

Décédée en 2018, Marceline Loridan-Ivens était une survivante de la Shoah, compagne de déportation de Simone Veil pendant la Seconde Guerre mondiale. Scénariste, cinéaste, productrice et écrivaine, elle avait notamment reçu en 1977 le César du meilleur court-métrage documentaire. Elle avait également écrit de nombreux essais autobiographiques. Elle était mariée au réalisateur néerlandais Joris Ivens, grand nom du cinéma documentaire, décédé en 1989.

Du mobilier mis à prix entre 300 et 800 euros

Valérie Régis mettra en vente du mobilier de leur appartement parisien, au profit du Mémorial de la Shoah, selon le vœu du neveu et de la nièce du couple. Parmi les lots proposés, citons notamment un coffre en bois naturel estimé entre 500 et 800 euros, une bergère, une table bureau ou encore une paire de fauteuils, tous estimés entre 300 et 400 euros. Sans oublier le bureau où travaillait Marceline Ivens-Loridan, ou encore un portrait de Joris Ivens peint par Claudio Astrologo en 1928. « Il s’agit d’objets et de meubles qui ont une valeur sentimentale, explique la commissaire-priseur. En étant chez des personnes comme eux, qui ont une sacrée vie, on apprend toujours. » Un appartement décrit par la professionnelle comme « un doux mélange sympathique ». « Il y avait beaucoup de genres différents, souffle-t-elle. C’était un intérieur assez heureux. »

À noter que durant cette vente seront également vendus plusieurs œuvres issus de successions, comme une huile sur toile de Kiki de Montparnasse intitulée les sabots jaunes, datant de 1930 et estimé entre 4 000 et 6 000 euros.

Mardi 7 décembre, 11 heures et 14h15, à l’hôtel des ventes de la vallée de Montmorency, 77, rue Cauchoix, Deuil-la-Barre. Renseignements au 01.34.05.00.77.

Source leparisien