Des scien­ti­fiques israéliens inver­sent le vieillis­se­ment de cellules humaines

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Chaque fois qu’une cellule de notre corps se repro­duit, un morceau de notre jeunesse s’ef­fondre avec elle. C’est une consé­quence du raccour­cis­se­ment des télo­mères, les struc­tures qui protègent les extré­mi­tés de nos chro­mo­somes.

Or, plus les télo­mères s’usent et dispa­raissent, plus les cellules cessent de fonc­tion­ner norma­le­ment. C’est cette accu­mu­la­tion de cellules dites « sénes­centes », car sans télo­mères, qui entraîne le vieillis­se­ment de l’or­ga­nisme. Mais des scien­ti­fiques israé­liens ont réussi à inver­ser ce proces­sus et à accroître la longé­vité des télo­mères pour la première fois, annonce The Inde­pendent le 20 novembre.

Les scien­ti­fiques de l’uni­ver­sité de Tel-Aviv et du centre médi­cal Shamir ont réalisé une étude portant sur 26 patients. Chacun d’entre eux se sont assis dans une chambre hyper­bare pour cinq séances de 90 minutes par semaine pendant trois mois. En consé­quence, certains des télo­mères de leurs cellules ont été allon­gés de 20 %, soit un cinquième de leur longueur perdue.

Un résul­tat très encou­ra­geant que beau­coup d’autres scien­ti­fiques avaient déjà tenté d’ob­te­nir par le passé, sans succès. Mais il s’agit encore d’un échan­tillon de trop petite taille pour crier tout de suite à la victoire sur le vieillis­se­ment. Cepen­dant, le fait que l’oxy­gé­no­thé­ra­pie hyper­bare semble affec­ter la longueur des télo­mères donne de l’es­poir en ce sens.

« L’ex­pé­rience des jumeaux réali­sée par la NASA, durant laquelle un des jumeaux a été envoyé dans l’es­pace et l’autre est resté sur Terre, a démon­tré une diffé­rence signi­fi­ca­tive dans la longueur de leurs télo­mères. Nous avons alors réalisé que des chan­ge­ments d’en­vi­ron­ne­ment exté­rieur peuvent affec­ter les trans­for­ma­tions cellu­laires qui se produisent au cours du vieillis­se­ment », explique le Dr Shair Efrati, de la faculté de méde­cine de l’uni­ver­sité de Tel-Aviv.

De même, des télo­mères plus courts ou absents augmentent le risque de muta­tions dange­reuses. Ces muta­tions coïn­cident avec des chan­ge­ments qui nous prédis­posent à un certain nombre de mala­dies liées à l’âge, et notam­ment au cancer. « Il existe une corré­la­tion entre des télo­mères plus longs et une meilleure perfor­mance cellu­laire », ajoute Efriti. Si leurs résul­tats se confirment, cela voudrait dire qu’en répa­rant nos télo­mères, ces cher­cheurs ont trouvé le moyen d’accroître notre longé­vité et notre espé­rance de vie en bonne santé. On veut bien.

Source ulyces

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