Remise du deuxième prix Ilan Halimi : sa maman était absente !

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Une cérémonie avait lieu à Matignon ce mercredi pour la remise du deuxième prix Ilan Halimi qui récompense la lutte contre les discriminations, et sa maman n’est pas venue.

Édouard Philippe a mis en garde contre l’important développement des « préjugés » antisémites qui conduisent à « des actes qui ne tombent pas du ciel », en remettant ce mercredi à Matignon le deuxième prix Ilan Halimi. « Notre tâche et celle de ceux qui portent la cause a pour objectif qu’on ne passe pas de ces préjugés, de ces idées, à des actes qui ne tomberaient pas du ciel », a souligné le Premier ministre.

Rappelant s’être rendu fin janvier à Auschwitz-Birkenau pour le 75e anniversaire de la libération des camps, Édouard Philippe a paraphrasé l’un des survivants juifs polonais qui, à la tribune des commémorations, avait dit : « Auschwitz n’est pas tombé du ciel soudainement ». « Auschwitz n’est pas tombé du ciel : il est arrivé après que, petit à petit, un discours, des paroles, une idéologie et une haine se furent développés dans un pays pourtant incroyablement civilisé et cultivé », a fait valoir Édouard Philippe.

« De même la mort d’Ilan Halimi n’est pas tombée du ciel, elle est l’expression de préjugés, d’idées, qui petit à petit se construisent et se développent », a-t-il averti, 14 ans après la mort de ce jeune juif âgé de 23 ans, torturé par « le gang des Barbares ». Parmi les quatre lauréats de cette distinction créée en 2014 dans l’Essonne et devenue nationale l’an passé, le Premier ministre a remis le Grand prix à l’association Vatos Locos de Vitrolles dans les Bouches-du-Rhône, qui a réalisé plusieurs vidéos promouvant la lutte contre les discriminations.

Hausse des actes à caractère antisémite

Contrairement à la première édition, la mère d’Ilan Halimi était absente de la cérémonie à Matignon. La romancière et scénariste Emilie Frèche, présidente du jury, a évoqué « le grand découragement » né après la décision de justice déclarant pénalement irresponsable le suspect du meurtre de Sarah Halimi, une sexagénaire juive tuée en 2017. C’est « une des raisons pour laquelle Ruth, la maman d’Ilan, n’est pas parmi nous aujourd’hui », a-t-elle affirmé devant Édouard Philippe.

En janvier, Emmanuel Macron s’était exprimé sur ce dossier, estimant que « le besoin de procès » était « là » et revenant en détail sur cette affaire en cours. Des propos qui avaient provoqué une rare mise au point des plus hauts magistrats, rappelant « l’indépendance de la justice ».

Source lexpress

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