SpaceIL : Beresheet rate son alunissage mais signe un exploit technologique inédit

Déception. L’atterrisseur lunaire de SpaceIL, Beresheet, a raté son alunissage et s’est écrasé sur la surface de la Lune. Cet échec signe quand même un véritable exploit technologique pour SpaceIL, première entité non gouvernementale à s’être aventurée aussi près de la Lune.
Beresheet, l’atterrisseur lunaire de SpaceIL s’est écrasé lors de sa tentative d’alunissage. Parti de Terre le 21 février, à bord d’un Falcon 9 de SpaceX, il avait rejoint la Lune le 4 avril autour de laquelle il s’était mis en orbite. Malgré quelques soucis techniques, dus aux ceintures de Van Allen, le voyage Terre-Lune s’était bien passé et tous les voyants étaient au vert avant d’entamer sa descente vers la Lune.

Beresheet aurait dû se poser dans la mer de la Sérénité, en bordure de laquelle Luna 21 et Apollo 17 se sont posés. Mais, lors de la descente finale, le moteur principal du satellite s’est éteint trop tôt, l’empêchant de se poser en douceur. Les ingénieurs et les contrôleurs au sol ont tenté, sans y parvenir, de remettre en route le moteur. Peine perdue, Beresheet s’est écrasé à la surface de la Lune.

Un échec qui est aussi un succès

Un alunissage réussi aurait fait d’Israël le quatrième pays à se poser sur la Lune, après la Russie, les États-Unis et la Chine. Il aurait aussi permis à SpaceIL de devenir la première startup principalement financée par des donateurs privés, sans budgets gouvernementaux, à se poser sur la Lune.

Malgré cet échec, la mission dans son ensemble est une très grande réussite car ce qu’a réalisé SpaceIL n’était évidemment pas une mince affaire.

« Si vous ne réussissez pas la première fois, vous réessayez », a déclaré le premier ministre Benjamin Netanyahou depuis la salle de contrôle, où il assistait à la tentative d’alunissage en compagnie de l’ambassadeur des États-Unis en Israël David Friedman.

La démocratisation de l’accès à l’espace et l’accessibilité des technologies spatiales à des coûts raisonnables ont rendu possible cette mission initiée au début de la décennie pour un coût total d’environ 95 millions de dollars. Initialement, Beresheet concourait pour le Google Lunar X Prize mais des difficultés financières ont contraint les responsables du projet à étaler dans le temps les étapes de développement du satellite. Au final, huit années auront été nécessaires pour mener à bien sa réalisation avec le soutien actif d’Israel Aerospace Industries et de l’Agence spatiale israélienne.

Pour SpaceIL, l’aventure se poursuit et il est déjà question d’un Beresheet 2, plus ambitieux, qui pourrait être réalisé avec Israel Aerospace Industries, voire en coopération avec l’Agence spatiale européenne et la Nasa.

Source futura-sciences

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