
Poursuivi notamment pour contestation de crime contre l’humanité, le militant négationniste et néonazi français Vincent Reynouard, a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 12 mois de prison à effectuer sous le régime de semi-liberté.
Le militant négationniste et néonazi français Vincent Reynouard, 56 ans, poursuivi notamment pour contestation de crime contre l’humanité, a été condamné ce mercredi 19 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à 12 mois de prison à effectuer sous le régime de semi-liberté, rapporte l’AFP.
Figure de l’ultradroite
Après avoir fui la justice française en Grande-Bretagne, il avait été interpellé dans sa planque écossaise en novembre 2022 avant d’être extradé en France en février 2024.
À l’audience mercredi, Vincent Reynouard est apparu en tenue de cycliste, accompagné par plusieurs dizaines de partisans, devra en outre verser un total de 10 000 € de dommages et intérêts aux associations parties civiles dont la Licra et l’Observatoire juif de France (OJF).
Il a été reconnu coupable de contestations de crimes de guerre, contestation de crime contre l’humanité et provocation à la haine raciale.
Un juge d’application des peines devra déterminer sous quelle forme le prévenu devra effectuer sa peine de prison, « l’aménagement sous forme de détention à domicile sous surveillance électronique étant inapproprié dès lors que Vincent Reynouard est hébergé de manière précaire », a souligné le tribunal.
Ancien professeur révoqué de l’Éducation nationale
Vincent Reynouard était cette fois jugé pour des propos proférés dans des vidéos diffusées sur Internet entre 2017 et 2020.
Dans une de ces vidéos, diffusée en mai 2017 sur YouTube et intitulée « Macron, serviteur des juifs ? », il contestait la réalité de la Shoah, qualifiée d’« histoire mensongère », mais aussi le rôle des Waffen-SS dans le massacre d’Oradour-sur-Glane.
Dans d’autres vidéos, diffusées entre septembre 2019 et mars 2020, il soutenait que c’était la Résistance qui avait commis le massacre d’Oradour-sur-Glane et non les nazis.
Ancien professeur de mathématiques révoqué de l’Éducation nationale, Vincent Reynouard diffuse des thèses niant l’existence de l’Holocauste depuis les années 1990. Pour tenter d’échapper à la justice, il fuit en 2015 en Grande-Bretagne.
Il avait été repéré par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) et la section SO15 de la Metropolitan Police de Londres, une unité spécialisée dans le contre-terrorisme et la lutte contre l’extrémisme.
Lors de son procès, en janvier, l’ancien prof de mathématiques avait revendiqué son appartenance « à 200 % » à la mouvance révisionniste.